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ALES Aux urnes !

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ALES Aux urnes !

Les Miquelets sont là ! 

L'année 1884 amena le renouvellement du conseil municipal. Les élections eurent lieu le 4 mai. Quatre listes s'affrontèrent : une liste conservatrice, dont le principal membre était Fernand de Ramel, obtint 2 429 voix ; une liste opportuniste, 1 707 ; une liste radicale, 505, et une liste socialiste 358. Le scrutin de ballottage fut chaudement disputé, “Alès aux urnes ! Les Miquelets sont là !” écrivait l'Union Républicaine.

Un seul des membres de la liste conservatrice, Alphonse d'Espinassous, avocat, fut élu. 80 voix à peine permirent le succès de la liste opposée formée de l'union des différents partis républicains. Le maire, Miranda Malzac, ne vit pas son mandat de conseiller renouvelé. Une violente campagne avait été minée contre lui par « Sylvestre, paysan de la banlieue d'Alés » qui, dans des tracts pleins d'ironie, invitait « les paysans ses amis, à arrêter le flot des centimes additionnels qui montait toujours, toujours, et noyait toutes leurs récoltes » Il est de fait que l'ouverture de la rue Cazot avait coûté à la ville des sommes élevées et que le projet de construction d'un lycée, voté par le Conseil élu en 1881, avait nécessité un emprunt de trois millions de francs, dont le produit devait également servir a d'autres constructions scolaires.

Le maire du nouveau conseil fut tout d'abord M. Privat-Bernard, négociant, qui ne tarda pas, le 27 juillet 1884, à être remplacé par M. Espérandieu, jusqu'alors adjoint.

Un des premiers actes du Conseil de 1884 fut la suppression. le 13 juin, des 500 lï. de traitement accordés par la ville a chacun des six vicaires d'Alés. M. d'Espinassous protesta contre cette mesure en faisant valoir la mission éminemment sociale du clergé. “ Je suis profondément attaché, dit-il, à la foi protestante dans laquelle j'ai été élevé. Je n'en suis pas moins dévoué à la cause des catholiques d'Alés, car, lorsqu'ils ont été la majorité au Conseil municipal, il leur eut été facile de vexer la minorité protestante. Or, ils lui ont fait largement sa part sur les fonds communaux... Revenons aux administrations paternelles ; que le maire soit vraiment le chef de la grande famille alésienne, et non l'homme d'un parti. Revenons à l'administration de mon oncle, le docteur Serre (un protestant), dont la mémoire sera toujours vénérée”.

D’après Marcel Bruyère

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