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Alais en 1755

Alais en 1755

 

Obsèques de Mgr de Montclus

Le 21 juillet 1755, Mgr de Montclus mourait, non pas à Paris, ainsi qu’il est dit dans les Recherches Historiques (p. 43) mais dans son palais, à Alais. Dès que la nouvelle de sa mort se fut répandue dans la ville, le maire, les consuls et les membres du Conseil partirent, à 9 heures du matin, de l’Hôtel de Ville, en robes de cérémonie et précédés des quatre valets de ville avec leurs hallebardes, et allèrent à l’Evêché où ils donnèrent l’eau bénite au corps, et firent une courte prière. Puis ils se firent conduire dans l’appartement de MM. de Dions, neveux de l’évêque, pour leur apporter leurs condoléances.

A cause de la « puanteur du cadavre et de la chaleur excessive », les obsèques eurent lieu, le lendemain même, 22 juillet, à 7 h et demie du matin. Le convoi funèbre se déroula dans l’ordre suivant. En tête marchait un ermite portant une clochette, puis venaient un nombre assez considérable de pauvres, les membres des confréries des Pénitents et du Saint-Sacrement, les ordres religieux, le Séminaire, les prêtres du bas-chœur de la cathédrale, plusieurs prieurs et curés du diocèse, les membres du Chapitre dont quatre tenaient un drap mortuaire. Le cercueil laissant voir le corps à découvert était porté par six pénitents ; les laquais et autres domestiques du défunt, au nombre de douze, l’environnaient avec de grandes torches ardentes, ainsi que les hallebardiers. Le deuil suivait, composé du maire, des consuls et des conseillers marchant sur une ligne, à droite, et de la famille, à gauche.

Le convoi passa par la rue Saint-Vincent, la rue Neuve-d’Auvergne, la Grande-Rue, la rue des Pénitents (rue Peyrolerie) et la place, d’où il entra dans la cathédrale. Pendant tout ce temps les boutiques étaient fermées. Après l’enterrement, le Conseil conduisit le deuil à l’Evêché et là, tout le monde étant entré, le maire adressa la parole aux conseillers de la ville et leur dit : « Messieurs, nous ne saurions que vous remercier de la peine que vous avez prise d’assister au convoi de Mgr notre évêque ; priez Dieu pour le repos de son âme et pour la conservation de MM. ses neveux ».

Malgré ces témoignages de sympathie, le Conseil avait tenu, en apprenant la mort de Mgr de Montclus, à protester contre un acte du défunt. « Les consuls, déclarait la délibération du 21 juillet 1755, réclameront le désistat du terrain que le dit feu évêque a pris, sans aucun droit, il y a quelques années, et dans lequel il a bâti une orangerie ».

La protestation du Conseil ne fut suivie d’aucun effet, car, à l’occasion du décès, survenu en 1776, du successeur de Mgr de Montclus, Mgr de Beauteville, elle fut renouvelée ; cette fois encore, en vain.

L’épiscopat de Mgr de Montclus, placé entre deux autres illustres, n’a pas jeté un grand éclat. Mgr de Montclus ne fut pas cependant inactif. Nous avons vu qu’il s’occupa des intérêts matériels d’Alais, de son Hôtel de Ville et de ses routes. Le Collège attira particulièrement son attention. Dans un règlement qu’il dressa pour cette maison, un passage visait les élèves nouveaux convertis. « Les enfants des nouveaux convertis ne seront admis à la première communion qu’après avoir été bien éprouvés et bien instruits ; il ne faut pas les presser ; il convient qu’ils demandent eux-mêmes cette grâce ».

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