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LES AMIS DES CEVENNES - 2ème partie

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LES AMIS DES CEVENNES 

Et si l’on restaurait le remarquable prieuré roman de

SAINT GERMAIN DE MONTAIGU LEZ ALAIS (2ème partie)

 

En 1310, l'abbaye de Saint- Germain donne signe de vie dans les auteurs ; cette année-là, elle fut représentée par deux de ses moines dans le grand drame qui agita toute la France, et qui eut pour dénouement le supplice des Templiers et l'aboliton de cet Ordre.

L'oisiveté avait corrompu les défenseurs du Temple : ce courage qu'ils avaient déployé dans les plaines de la Palestine, cette énergie héroïque se montrait impatiente du repos ; ce n'était plus le Templier, cheveux tondus, poil hérissé, souillé de poussière, noir de hâle et de soleil le soldat des croisades en un mot mais le templier devenu sensualiste et que Walter-Scott, ce grand historien, a si bien personnifé dans Briande-Bois-Guilbert, cette sombre figure du roman d'Ivanhoë.

Leur puissance marchait de front avec le pouvoir royal, et le grand maître osait regarder en face le roi de France. Un tiers de Paris leur appartenait, et dans le seul prieuré de Saint-Gilles, ils avaient cinquante quatre commanderies. Philippe-le-Bel avait pu lui-même en juger par ses yeux, lors de son passage à Nîmes et à Alais.

Malgré leurs immenses richesses, ils refusaient de payer les tributs et les impôts ; ils ne voulaient connaître qu'un seul maître, le chef de l'ordre.

Il fallait en finir avec cette puissante et orgueilleuse milice qui menaçait d'envahir la royauté et de prendre la première place sur le trône du Louvre. On sait comment Philippe IV parvint à les vaincre et à s'emparer de leurs biens, ce qui n'était pas le moindre de ses voeux.

Après avoir longtemps mûri ce projet, il songea à le mettre en exécution ; le 14 septembre 1307, il avait écrit (ainsi qu'à tous ses agens du royaume) au sénéchal de Beaucaire, une lettre dans laquelle il exposait les nombreux griefs que le monde chrétien avait contre les Templiers, leurs moeurs infâmes, leur impiété, et les nombreuses dénonciations dont ils étaient l'objet.

Tout en confiant son dessein de s'emparer de leurs personnes et de séquestrer leurs biens, il indiquait la procédure à suivre et les articles sur lesquels devait rouler l'interrogatoire, et cela sous le sceau du secret.

Rien ne transpira du complot royal, et au jour fixé, le vendredi treize octobre 1307, les Templiers qui s'étaient endormis en toute sécurité, se fiant à leur force et au prestige dont jouissait leur ordre, se réveillèrent captifs de Philippe-le- Bel. Nous n'avons pas à nous occuper de ce qui se passa à Paris et ailleurs, mais de ce qui eut lieu chez nous.

Deux enquêtes devaient être instruites, l'une au nom du roi, l'autre au nom du Pape.

Oudard de Maubuisson et Guillaume St Just, chevalier, celui-ci comme lieutenant du sénéchal Bertrand Jourdain de l'Isle, procédèrent à l'arrestation de soixante-six Templiers dans la sénéchaussée de Beaucaire, dont quarante-cinq furent emprisonnés à Aigues-Mortes, quinze à Nîmes, et six dans le château royal d'Alais. Leurs biens furent mis en séquestre et le mobilier confié à des notaires chargés de l'inventorier.

Oudard de Maubuisson commença par prendre la réponse des captifs enfermés à Aigues-Mortes et à Nîmes ; presque tous firent des révélations sur les cérémonies et les secrets de leur Ordre.

L'interrogatoire de ceux détenus dans cette dernière ville, fut lu par Maubuisson, en présence des commissaires de l'inquisiteur de France, et d'autres témoins parmi lesquels nous remarquons les noms de Pierre Robaud, juge royal d'Alais, et Guillaume de Castelet, viguier et châtelain royal de notre ville.

Nous avons déjà dit que le pape de son côté fit instruire une procédure ; l'église était le seul tribunal compétent pour juger ces militaires qui, avant tout, étaient investis du caractère religieux.

Le frère Guillaume de Paris, confesseur du roi, inquisiteur de l'hérésie, avait déjà préparé les voies, et, par des lettres datées du vingt septembre 1307, il avait chargé les inquisiteurs de Toulouse et de Carcassonne, et les prieurs et les sousprieurs et les lecteurs de l'ordre des frères prêcheurs du royaume, de le remplacer dans le procès des Templiers.

Bertrand, évêque de Nîmes, fut exhorté par Gilles Aicelin, archevêque de Narbonne (cinq mai 1309), d'exécuter les ordres du pape, en procédant à l'interrogatoire des chevaliers captifs.

A peine Bertrand eut-il commencé l'enquête en qualité de commissaire du saint-siège, que ses infirmités l'empêchèrent de pousser plus loin. Il délégua à sa place (vingt deux décembre 1309) Me Guillaume de St-Laurent, curé de St-Thomas de Durfort au diocèse de Nîmes, avec ordre de s'adjoindre, ainsi que le commandaient les lettres du pape, deux chanoines de la cathédrale, deux frères prêcheurs et deux frères mineurs.

Trente-trois prisonniers étaient renfermés dans le château royal d'Alais ; aux six frères de la maison de Jalès on en avait ajouté plusieurs de ceux qui avaient déjà été interrogés à Nîmes et à Aigues-Mortes par Edouard de Maubuisson.

Voici les noms de la plupart d'entr'eux : Bernard de Salgue, chevalier, commandeur de St-Gilles ; Pons de Seguin, chevalier de cette commanderie ; Bertrand de Sylva, chevalier de celle du Puy ; Pons Seguery de Caux, chevalier de la maison de ste-Eulalie ; Jean de Trévieux, chef de St Pierre de Bellegarde ; Guillaume Déodat, Raymond Alamane, Jean Pelicier, Nazaire Botet, Ponce Ruffin, Pons de la Mote, Guillaume Brunel, Guillaume Bacon, Raymond Corrigie, Pierre Calendon, R. Pons, Jean Urser, Pons de Castel-Bon, Guiraud Cellar, Mathieu Bigor, Guillaume Penchenat, Pierre de Pierre-Maie, Jean Tardin, R. Sugier, Drohet, etc.. etc..

Le curé de Durfort commença l'interrogatoire des captifs le 19 juin 1310, et le termina le quatorze juillet suivant.

Ceux qui l'aidaient dans ce procès étaient Pons Imbert, prieur de St Germain, près d'Alais, et un autre Pons Imbert, neveu du premier, tous deux chanoines de la cathédrale de Nîmes, trois frères prêcheurs du couvent d'Alais qui étaient Jean Alamandin, prieur, Bernard de la Tour et Raymond Girard, et deux frères mineurs du couvent de la même ville, dont l'un s'appelait Raimond de Fayet qui en était prieur, et l'autre Raimond Rexinde qui en était lecteur. Ils étaient assisté de Me Jean de Roure et de Me Bertrand, notaires d'Alais.

La commission tenait ses audiences dans la salle du roi au château-fort.

Frère Jean Tardin, surnommé Brancha, de la maison de Peyrole près d'Allègre au diocèse d'Uzès, est interrogé le premier. Il répond négativement à toutes les questions, déclarant que, le jour de leur réception, les Templiers juraient de ne se confesser qu'à un prêtre de l'Ordre, et de n'en jamais dévoiler les statuts, que pour lui tout en se confessant à des prêtres étrangers, il ne leur a jamais parlé que de ses péchés, et non de ses secrets.

Bertrand Arnaud met beaucoup de réserve dans ses réponses, puis il revient sur ses dénégations, demandant à ce que l'on veuille bien entendre l'aveu de ses désordes. Il ajoute que s'il a d'abord nié la vérité, c'est qu'il en était convenu avec les autres Templiers, détenus dans la tour du château (in lurri regia), suppliant instamment le commissaire de le faire rentrer dans le giron de l'Eglise.

Drohet de Paris raconte les cérémonies qui eurent lieu le jour de sa réception ; indigné des blasphèmes qu'on m'arracha, ajoute-t-il, et voulant sauver mon âme, je me confessai peu de jours après à un frère mineur du couvent de Paris ; ce confesseur m'ayant exhorté à quitter l'ordre du temple, j'en sortis aussitôt. L'accusé supplie le commissaire de ne pas l'enfermer avec les autres templiers dans la même prison, parce que, dit-il, ce sont de vrais hérétiques et que leur société m'inspire de l'horreur.

Frère Pons de Toulouse après avoir tergiversé à la première séance, finit par avouer ses fautes, déclarant avoir ouï dire que les Templiers adoraient un chat, mais que pour lui, il n'avait jamais été témoin de ce culte. Il finit en implorant la miséricorde de l'Eglise.

La procédure fut ensuite remise à l'année suivante.

Le mois d'avril 1311, elle fut reprise, et le commissaire subdélégué, assisté toujours des mêmes adjoints, voyant que le plus grand nombre des accusés reniaient les aveux qu'ils avaient déjà faits à Oudard de Maubuisson, les condamna à subir la torture. Les accusés ne se trouvaient plus qu'au nombre de vingt-neuf, quatre étaient morts en prison par suite des mauvais traitements.

La sentence fut exécutée et la torture appliqée aux prisonniers le jour même.

Leur courage faillit dans les tourments, et bien loin d'imiter leur grand-maître Jacques Molay, ils confessèrent leurs erreurs.

Bernard de Salgues, commandeur de la maison de St Gilles, fut torturé le premier, et au milieu des plus cruelles souffrances, il avoua que dans un chapitre de l'Ordre tenu à Montpellier pendant la nuit, il avait vu une tête exposée, et qu'aussitôt le diable était apparu sous la figure d'un chat, parlant aux frères assemblés et leur promettant tous les plaisirs temporels. Alors tous étaient tombés à genoux, se prosternant devant cette tête ; puis des dénoms sous la figure de femmes s'étaient jetés dans les bras de chacun des frères, tandis que la tête diabolique répondait aux demandes que lui adressait le chef de l'Ordre.

Les aveux des autres accusés furent à peu près les mêmes, différent quant à l'adoration de la tête, l'apparition des démons sous une forme de femme. Raymond Sagier, prêtre, Pons Seguin, Guillaume Dieudé, frère servant et Pons Séguier prièrent cela aboslument. Tous protestèrent de leur sincère repentir, et de l'abjuration de leurs hérésies.

Mais, empressons-nous de dire qu'aucun supplice n'eut lieu sur la place d'Alais ; c'en était assez de la mort de Jacques Molay, véritable martyr et de ses plus fidèles chevaliers qui le suivirent héroïquement sur le bûcher de l'Ile des Juifs.

Le neuf novembre de l'année 1312, le curé de Durfort, après leur avoir demandé s'ils persistaient dans leur confession, les admit à la communion des fidèles.

N'oublions pas d'ajouter qu'en 1311, au Concile de Vienne, l'ordre des Templiers avait été supprimé, et leurs biens donnés à celui de St Jean de Jérusalem le ving-cinq octobre de l'année suivante.

Les moines de l'ordre régulier de Saint-Augustin occupaient un grand nombre de couvents de notre province ; leur congrégation était puissante et s'étendait depuis la cathédrale de Nismes jusqu'au prieuré le plus pauvre.

Parmi les églises du diocèse appelées conventuelles et qui dépendaient de leur ordre, était celle de Saint-Germain de Montaigu, desservie par une communauté considérable, formée de chanoines pris dans le chapitre de Nismes ; on y comptait un prieur, un sacristin, un infirmier, un vestiaire, un ouvrier, et deux claustraux.

Depuis quelques temps, l'ascétisme était oublié, les moeurs s'étaient relâchées, et la corruption avait pénétré dans l'abbaye.

Ne soyons pas étonnés que la dissolution ait envahi cet ordre à l'époque où Rabelais écrivait : « L'ombre seule d'un cloître est féconde » Au douzième siècle même, lorsque tonnait la voix puissante de Saint-Bernard,n'avons-nous pas vu des religieux persuader aux femmes qu'elles leur devaient la dîme du mariage. Dans une oraison de ce temps, ne trouvons-nous pas ce voeu singulier : « Seigneur, faite en sorte que nous ne soyons jamais réduits à boire de l'eau jfac ne potu puteali convenial uti).

L'austère abbaye de Saint-Denys avait eu aussi ses égaremens, et quand Abaillard pour n'être plus témoin de ce scandale, se retira chez les moines de Saint-Giddas, il trouva dans ce dernier couvent des désordres encore plus honteux.

Hâtons-nous de rendre justice aux membres de la confrérie de Saint-Augustin ; dès qu'ils aperçoivent les progrès de la corruption fait dans leur ordre, ils cherchent à arrêter le mal, à ressusciter l'ancienne discipline, et présentent unanimement une supplique à l'évêque de Nismes, Michel Briçonhnet, ainsi qu'à leur prévôt Robert de la Croix (Année 1539).

Parmi les signataires, nous trouvons deux moines de Saint-Germain, Johannes Alesti senior, et Johannes Alesti junior, à côté d'un Siméon de Rocheblave (Simeo de Rupeblava).

Dans leur requête, ils ne cherchent pas à cacher la plaie qui les ronge, ils l'étaient au grand jour, suppliants qu'on y porte promptement remède.

François premier consulté, leur avait déjà accordé son agrément dès le onze janvier de l'an 1538 ; mais en leur accordant la permission de se séculariser, il se réservait le droit de nommer le prévôt, principal dignitaire de l'ordre, et la moitié des chanoines.

Le roi appuya la demande de l'évêque et du chapitre auprès du saint-siège, et le pape Paul III accorda la sécularisation de l'église de Nismes, par une bulle donnée à Rome le vingt-neuf décembre 1539.

La bulle apporta de grands changements dans l'ordre de Saint-Augustin ; elle réduisit le nombre des chanoines à quarante, modifia le personnel, et divisa les chanoines du chapitre en antiquiores et en juniores. A la mense capitulaire furent réunis tous les prieurés et bénéfices dont les chanoines avaient jusques alors joui séparément : elle laissa annexé au prévôt le prieuré de Vauvert, au grand archidiacre ceux de Marguerite et d'Avèse, au second le prieuré de Caveirac, au troisième ceux de Massarie de Saint-Jean du Pin et de Saint-Germain de Montaigu, et au précenteur le prieuré de Beauvoisin.

Le rang hiérarchique est établi ainsi qu'il suit : après l'évêque le grand prévôt, puis le premier archidiacre, le second appelé de Posquières ou de Vauvert, le troisième de Saint-Germain, ensuite le précenteur et le trésorier, etc.

Par la même bulle, Pons de Rancè, autrefois sacristain est promu à l'archidiaconat de Saint-Germain, et Jean Tellin en est nommé prieur.

Plus tard, lorsque la réforme grandissait dans ce pays, l'abbaye se prononça énergiqment contre les protestans, si nous en croyons les registres des délibérations du conseil de la ville de Nismes. En effet, nous voyons dans ces assemblées tenues contre les religionnaires, figurer activement à la date de 1560 à 1561, Me Jeahan de Peberan, archidiacre de Saint-Germain et chanoine en l'église cathédrale de Nismes.

Et maintenant nous retombons dans l'obscurité, plus de documents, plus de tradition ; nous n'avons pas même les données sur la destruction de l'abbaye : on raconte, il est vrai, qu'elle fut démolie pendant nos querelles religieuses, mais malheureusement notre sol a été le théâtre de tant de dissensions, qu'il est difficile de savoir si c'est sous Louis XIII, ou bien sous Louis XIV, durant la guerre des Camisards, que cette catastrophe a eu lieu.

Nous avons suivi attentivement les campagnes de ces derniers partisans, et nous n'avons jamais trouvé le nom de Saint-Germain-de-Montaigu.

Les camisards ne sont pas venus sur les montagnes dont la ceinture entoure notre ville, et il serait difficile de comprendre comment les soldats de Cavalier se fussent exposés à escalader Saint-Germain, à séjourner sur cette montagne pendant la démolition qui a duré deux jours au moins, au risque d'être cernés de tous côtés.

Alais possédait alors une nombreuse garnison d'élite, qui en peu de temps, aurait pu repousser victorieusement une tentative aussi téméraire.

Non, ce n'est pas sous Louis XIV que le marteau dévastateur s'est appesanti sur l'édifice ; de tous les écrits que nous avons consultés, il en est résulté cette conviction que le cloître avait cessé d'exister sous Madame de Maintenon.

Les mémoires de M. de Bâville sur le Languedoc, écrits à la fin du dix-septième siècle, n'en font nulle mention tout en énonçant sous la rubrique des couvents situés dans nos environs, les noms de l'abbaye de Cendras et de Tornac.

Nous extrayons les lignes suivantes du journal d'une visite épiscopale faite dans le diocèse de Nismes en 1674, écrit par Jean Mesnard, prieur de Saint-Jean-de-Serre, et qui accompagnait l'évêque dans sa tournée pastorale : “ Le samedi, 13 du mois d'octobre de la même année, M. l'évêque ayant repris sa visite, nous arrivâmes à Alais.”

“ Le chapitre y est composé de dix ou douze chanoines. Il y a un chapitre, un couvent de jacobins, de cordeliers, de capucins, d'ursulines, et de filles de saint-Bernard.”

Et plus loin :

“... Nous avons été à l'église de Saint-Jean-l'Evangéliste du Pin ; c'est une église paroissiale près d'Alais, toute seule entre deux montagnes : elle était autrefois fort belle, mais il n'y a maintenant que le presbytère. Le troisième archidiacre de Nimes qui est prieur de Saint-Germain, est aussi prieur du Pin. Il y a environ quinze maisons de catholiques et dix-huit huguenots, ce bénéfice vaut quinze ou dix-nuit cent livres de rentes”.

Nous voyons que dans l'énumération des communautés qui occupent Alais et ses environs, il n'est pas question des Augustins ; et certes, une congrégation si puissance valait bien l'honneur d'une mention de la part de l'évêque ; ce qui nous porte à croire que les frères Augustins avaient disparu de Montaigu.

Ajoutons qu'après avoir visité le prieuré de Saint-Jean du Pin, l'évêque de Nismes poursuit son voyage, sans daigner monter à Saint-Germain. Si le couvent avait été encore debout, l'évêque n'aurait pas reculé devant cette ascension, et une longue visite aurait été faite aux religieux de la montagne.

Passer outre, ce serait non seulement un oubli des convenances, mais une sorte d'interdit jeté sur la congrégation de Montaigu.

Plus tard (1675) dans le partage du diocèse de Nimes pour former celui d'Alais, quant au temporel, Louis XIV énumère des communautés qui doivent payer les impositions à l'assiette de Nîmes, et le silence gardé par l'ordonnance royale sur les moines de Saint-Germain est assez significatif pour faire présumer que les Augustins avaient fui leur demeure ruinée.

Ces documens joints à d'autres faits peuvent nous convaincre que la destruction du cloître, n'a pas été un épisode de la guerre des Camisards, mais qu'elle a eu lieu lors de la révolte du prince de Rohan.

De 1623 à 1629, Alais se trouva au pouvoir des religionnaires, et il était facile, sans crainte des surprises, de procéder au sac de Saint-Germain.

C. FABRE

(À suivre)

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