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20 - 47 €

Découvrez l'histoire de Cévennes Magazine

Le commencement

Le premier numéro de CEVENNES MAGAZINE est paru en octobre 1966, il y a plus de 50 ans... Cela se passait à la fin des années 1960.

Lucien André était alors fonctionnaire dans la capitale et s’ennuyait derrière son bureau... Il avait une grande passion, il aimait écrire et composer des poèmes qui relataient ses Cévennes. Un jour, il apprit par un ami qu’un journal du sud « LE MERIDIONAL LA FRANCE » cherchait un collaborateur pour son agence d’Alès. Lucien sauta sur l’occasion et fit ses valises pour rejoindre son Alès tan pouli.

Mais quand il revint dans la capitale des Cévennes, il ne reconnut pas sa ville. Le maire de l’époque avait fait totalement détruire le centre historique pour construire du « neuf »... Lucien en fut très attristé et tout au long de sa carrière journalistique ne cessa de fustiger contre ces rénovations. Son ami Maurice Margerit était le chef d’agence du MERIDIONAL et Lucien son second. A tous les deux, pendant des années, ils défendirent Alès et le pays cévenol contre tout ce qui pouvait leur nuire. 

Lucien André, passionné par l'art

Parallèlement, en 1964, Lucien sortit son premier ALMANACH CEVENOL auquel participèrent les plus renommés auteurs cévenols : Aimé Vielzeuf, Jean-Pierre Chabrol, Jean Carrière, Henri de Villenoisy, Max-Olivier Lacamp, René Bastide, Adrienne Durand-Tullou et beaucoup d’autres...

De son côté, Maurice Margerit publia une étude sur l’Ermitage d’Alès et le premier GUIDE DES CEVENNES, certes bien modeste mais il n’existait encore aucune publication sur les Cévennes.

Lucien était un passionné de tous les arts. La peinture en faisait partie, et à ses heures de loisir il se mettait derrière son chevalet. Son amour de la poésie l’amena à publier plusieurs recueils et son œuvre majeure il la réalisa quelques mois avant sa disparition : CANTILENES DES CEVENNES. Il la fit illustrer par son grand ami Pierre Chapon. Ce dernier, peintre de talent, exécuta une dizaine d’œuvres originales.

Lucien s’essaya aussi au cinéma et tourna plusieurs films avec sa camera 16 m/m, dont un long métrage dont il écrivit le scénario. Le journal LE MERIDIONAL ferma son agence d’Alès et Lucien partit se consacrer à l’élevage des abeilles dans sa propriété à Saint-Germain-de-Calberte.

Couverture de 1980 de Cévennes Magazine, journal annonce Gard1966 : la création du journal

Mais la véritable passion de Lucien était d’écrire et il décida de créer sa propre revue... CEVENNES MAGAZINE, oui il l’appellerait ainsi.  Ce serait un journal consacré à l’histoire de sa région. Le premier numéro de notre journal du Gard vit le jour en octobre 1966. Il n’avait pas encore d’annonces et Lucien le finança, ainsi que les suivants, par ses propres moyens. Mais éditer une revue est une lourde charge et lorsque le Docteur René Bresson lui proposa de reprendre CEVENNES MAGAZINE pour son compte, Lucien André accepta et prit alors le poste de rédacteur en chef bénévole, c’est ainsi que le 1er numéro sous sa nouvelle forme paraît en avril 1973.

Natif de Saint-Germain-de-Calberte, le docteur Bresson, directeur de cliniques à Quissac et à Marseille, assumait alors tous les frais de la revue, il possédait entre autres une imprimerie à Marseille qui se chargeait de l’impression du journal. Le Dr Bresson installa le bureau de CEVENNES MAGAZINE au 59 Grand rue Jean Moulin à Alès. C’était un immeuble neuf construit sur les ruines du vieil Alès.

Le développement de Cévennes Magazine

Lucien, avait bien conscience qu’éditer un journal ça coûte cher, alors comment le financer pour se développer ? Y insérer de la publicité, c’est très aléatoire. “Et si on le finançait par l’insertion des annonces légales” se dit Lucien ! Il entreprit aussitôt les démarches nécessaires auprès de la préfecture du département. Une enquête s’en suivit mais Lucien ne pouvait obtenir la précieuse autorisation que s’il prouvait que le journal existait déjà en justifiant d’un nombre important d’abonnés.

Après un long délai, il obtint enfin de la préfecture les autorisations nécessaires pour l’année 1975... mais le démarrage des Annonces légales ne fut effectif qu’en mars 1976 ! Heureusement, il y avait à cette époque, à Alès et dans la région des personnes passionnées d’histoire locale qui ne savaient pas comment exprimer leur passion. Lucien, rédacteur en chef mais bénévole du journal, vit arriver à ses côtés toute une équipe d’autres bénévoles prêts à lui prêter main forte.Outre Madame Cabanel à l’accueil, une toute jeune fille timide, d’à peine 22 ans, fut embauchée et aida Lucien à composer les textes destinés à l’impression, c’était Lilou. Un jeune homme, Michel, 25 ans à peine, voulait faire de la photo et Lucien lui donna ses premières chances en publiant ses clichés dans la revue.

Lucien avait plein d’idée pour faire connaître CEVENNES MAGAZINE, parmi toutes, la plus originale fut l’organisation, pendant plusieurs années, d’une course cycliste qui partait devant les bureaux du journal. Mais malgré tous ces efforts, quelques années après le docteur cessa le financement de l'annuaire du Gard, est CEVENNES MAGAZINE disparu des kiosques. Lucien était très triste et resta plus d’une année à se morfondre. Mais il rebondit rapidement et relança à son compte le journal, avec l’autorisation de René Bresson. Il fallait repartir à zéro et Lucien, jamais à court d’idées, acquit une presse à imprimer d’occasion afin de réduire les coûts de revient.

Le renouveau du projet

CEVENNES MAGAZINE revint dans les kiosques. Il fallut redemander l’habilitation des annonces légales après un certain délai de parution et timidement, quelques pages simples avec très peu d’illustrations virent le jour, avec surtout les annonces légales qui couvraient une partie des frais et permettaient de vendre le numéro à bas prix, et l’abonnement à 50 % de remise. En hommage à Lucien cette politique du bas prix est toujours appliquée à CEVENNES MAGAZINE.

Ses fidèles amis étaient toujours là pour aider Lucien qui se découragea plusieurs fois, mais Lilou qui aidait alors bénévolement veillait. Elle le rappelait souvent à l’ordre : "Lucien votre journal ! Écrivez des articles".

C’est ainsi qu’en 1992 CEVENNES MAGAZINE prit de l’importance et Lucien créa alors une société : les Editions CEVENNES MAGAZINE et put enfin embaucher des salariés. Lilou, fidèle collaboratrice proposa les services d’une amie, Gene, connue au cours d’un stage. Du haut de ses 1 m 80 Gene partagea aussitôt la détermination de Lilou à faire un journal de qualité.

Par la suite, en 1995, sous la conduite de Lucien, CEVENNES MAGAZINE fut exploitée par une société, la SARL CM2, dont le siège était à Nîmes. Lilou et Gene qui avaient pendant des années secondé Lucien, furent tout naturellement reprises par la nouvelle société comme secrétaires. Et, Michel ami de la première heure, fut nommé gérant non rémunéré.

Suite à un accident domestique, Lucien décéda en 2000. La SARL CM2 se sépara alors d’une partie de ses actionnaires et le siège du journal revint dans la région d’Alès. Laurence n° 1, qui assurait la mise en page quitta l’équipe et fut remplacée par Laurence n° 2, qui est toujours aux commandes.

Mais voilà tout cela est une longue aventure et les années passent. Lilou qui œuvra une partie de sa carrière dans l’histoire régionale a quitté l’équipe. C’est sûr qu’une personnalité comme elle manquera dans l’équipe, mais elle a promis de poursuivre sa passion pour la région et d’en faire part quelquefois à nos lecteurs.

Toujours la même philosophie, après tant d'années

CEVENNES MAGAZINE a gardé l’esprit que Lucien lui avait inculqué, faire connaître l’histoire de notre région par des textes simples, ludiques, instructifs... C’est ce nous essayons de faire toutes les semaines.

Nos auteurs, collaborateurs bénévoles, trouvent en CEVENNES MAGAZINE un support où ils peuvent exprimer leur passion de la région : Laurent Aiglon, Alain Bouras, Michel Chabaud, Bernard de Fréminville, Marie-Lucy Dumas, Jean-Luc Eymery, Paul Fabre, Jean-Marc Gardès, Dominique Garrel, Yves Gouraud, Jean Imbert, Michel Raulet, Georges Mathon, Pierre Mazodier, Sylvain Pongi et sa BD “Estrassinet le pélardon”, Olivier Poujol et les textes d’archives de son papa Robert Poujol, Thierry Ribaldone, Jean-Claude Roux, Tého, P. B. de Boucoiran et Y.N.C. de Navacelles, 2 nouveaux auteurs... Mais aussi les familles d’André Roure, René Bastide, Henri Soulerin qui nous autorisent à publier leurs textes… pour ne citer qu’eux. Nos lecteurs nous en sont reconnaissants par leur fidélité depuis de nombreuses années.

Si vous souhaitez nous contacter pour avoir plus de renseignements et d'information sur notre journal, nos annonces légales ou encore nos appels d'offres, n'hésitez pas !


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